Publication des Actes du colloque de Rennes - 25 novembre 2017



A l’initiative de l’Observatoire de l’enfermement des étrangers, en partenariat avec la LDH Bretagne, le MRAP et le festival Migrant’scène de La Cimade, un colloque s'est tenu le 25 novembre 2017 à Rennes sur le thème :

Les nouvelles formes de contrôle des personnes étrangères : de l’accueil à l’enfermement - Rétention, zones d’attente, assignation, hébergement spécialisé  (CAO, CHUM, centre de premier accueil, centres de retour)

Ce colloque avait pour objet de dresser un panorama des nouvelles formes de contrôle, des restrictions et de privation de liberté des personnes étrangères, de cerner leurs liens,  leurs porosités, leurs logiques, et de prendre la mesure des nouvelles formes de solidarité qui se manifestent autour des lieux d'enfermement. Cette journée a aussi été l'occasion d’échanges sur les expériences de terrain des organisations et personnes que ces questions mobilisent, en particulier en Bretagne.

Les Actes de ce colloque sont téléchargeables à partir de cette page.

Réunion publique du 3 décembre 2018



Loi asile-immigration : contrôler, enfermer, expulser

Lundi 3 décembre 2018 à 19h  
Dans les locaux de la Ligue des droits de l'homme
138 rue Marcadet, 75018 Paris
Métro Lamarck-Caulaincourt (ligne 12)

La loi asile et immigration publiée le 10 septembre 2018, dite loi Collomb, traduit un développement sans précédent des dispositifs de contrôle et d’enfermement des personnes étrangères en vue de les expulser, en même temps que des restrictions fortes à leur accès à la justice. Cette loi vient amplifier une politique migratoire entièrement axée sur l’expulsion des personnes en lieu et place du respect de leurs droits fondamentaux : allongement du délai de rétention administrative et maintien de la rétention des enfants, multiplication des dispositifs de contrôle hors les murs, renforcement des mesures de bannissement, systématisation des recours à la visio-conférence au détriment du procès équitable, renforcement des mécanismes de criminalisation des étranger·e·s, nombreux sont les exemples témoignant d’une réforme dangereuse et liberticide.

Dans ce contexte décomplexé de violence institutionnelle, l’Observatoire de l’enfermement des étrangers propose une rencontre avec des acteurs associatifs et des avocat·e·s afin de décrypter cette « nième » loi et de mieux cerner ses enjeux pour les personnes étrangères et leurs accompagnant·e·s. 

Cette rencontre se déroulera autour de quatre interventions :

·         Extension des mesures d’éloignements (avocat·e à déterminer)

·         Restriction de l’accès à la justice (Camille Gendrot, Anafé)

·         Renforcement des régimes de contrôle et d’enfermement (David Rohi, La Cimade)

·         Pénalisation accrue des personnes étrangères (Raphaël Kempf, ADDE)

A noter qu’en marge de cette rencontre, le Genepi, membre de l’OEE, prendra la parole concernant la décision de l’administration pénitentiaire, confirmée par le ministère de la Justice, de mettre un terme à la convention qui les unit depuis plus de 40 ans.  

L’OEE réitère son soutien au Genepi dans cette lutte !

Réunion publique du 8 octobre 2018

Le travail social à l’épreuve des politiques de contrôle et d’expulsion

Invitation à la prochaine réunion publique de l’OEE
Lundi 8 octobre 2018 à 19h
A la Ligue des droits de l'homme
138 rue Marcadet, 75018 Paris
métro Lamarck-Caulaincourt (ligne 12)  

Les politiques migratoires entrent souvent en conflit avec les missions des professionnel.elle.s du travail social, en imposant un glissement toujours plus important de l’accompagnement des personnes étrangères vers leur contrôle. Or le travail social nécessite une confiance et une confidentialité difficilement compatibles avec les missions de surveillance demandées par l’administration.

Les circulaires Collomb sur l’hébergement de décembre 2017 et la loi du 10 septembre 2018 « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie » sont les dernières illustrations des pressions dont font l’objet les salarié.e.s du secteur. Ce contexte réactive fortement, pour le travail social, le questionnement déontologique et la nécessité d’un positionnement professionnel bien affirmé.

À l’heure où l’État français voudrait que les professionnel.elle.s du travail social participent de plus de plus aux politiques de criminalisation et de répression des personnes étrangères en dépit de leur déontologie et de l‘éthique du métier, l’Observatoire de l’enfermement des étrangers propose une rencontre avec plusieurs acteurs du secteur afin d’échanger et d’envisager des résistances collectives.

Intervenants :
-Joran Le Gall de l’Association nationale des assistants de service social (ANAS)
-Edouard Fraisse du Collectif des travailleur-euse-s de l’asile d’Ile-de-France (CTA)
-Un représentant de Solidaire (sous réserve)